Le Growth Hacking est une nouvelle forme de marketing. C’est un mélange d’actions marketing ingénieuses, de détournements technologiques, d’analyses et d’apprentissages.

Ce mix ouvre, à moindre coût, de nouvelles voies dans l’atteinte des objectifs AARRR : Acquisition, Activation, Retention, Revenue, Referral.

Le Growth Hacking n’hésite pas à détourner l’usage initial d’éléments techniques (site web, API, …) pour générer de la croissance pour vos services.

Le Growth Hacking a un impact profond sur votre produit. Tout est mis en oeuvre pour accompagner le client tout au long d’une expérience client réfléchie autour du service qui lui est proposé ainsi que de l’apport que votre client peut réaliser en vous recommandant.

Que vous soyez une startup, une PME ou une grande entreprise, les techniques du Growth Hacking peuvent s’adapter à vos produits et au recrutement de cibles captives aussi bien qu’à la rétention de vos utilisateurs.

Le Growth Hacking n’est pas gratuit.

Ce n’est pas parce que l’on cherche des solutions innovantes et que l’on peut, éventuellement, réaliser quelques détournements, que ces actions n’ont pas de coût.

Tout d’abord, il y a un coût humain non négligeable. La conception, la mise en oeuvre, le suivi, l’amélioration… chacune de ces étapes demande du temps.

Vous pourrez éventuellement avoir besoin d’outils à acheter. Ce n’est pas parce que vous avez la compétence de développer un logiciel qu’il est plus intéressant de le développer que de l’acheter.

Le Growth Hacking n’est pas (forcément) un travail solitaire

Le Growth Hacking s’inscrit dans une stratégie globale de communication et, souvent, en complément d’actions plus classiques.

Il est donc assez naturel que la stratégie soit concertée avec le reste de votre équipe de communication, même si la mise en oeuvre dépend souvent d’une seule personne.

Ceci dit, de plus en plus d’entreprises (notamment des startups) recrutent des équipes de Growth. Plusieurs membres de l’équipe se partagent alors la réalisation, la mise en oeuvre et l’analyse des actions…

1- Le produit avant tout

Le Growth Hacking n’est pas de la magie et les meilleures techniques du monde ne pourront jamais créer de l’engouement si votre produit n’est pas à la hauteur.

Commencez par le Product Market Fit qui consiste à vous assurer qu’il existe une demande et que votre produit répond bien à cette demande. Vous pouvez considérer que vous avez votre PMF lorsque 40% de vos utilisateurs estiment qu’ils auraient du mal à se passer de votre service.

Votre PMF n’est pas contradictoire avec la notion de Lean Startup et la création d’une MVP (Minimum Viable Product). Au contraire, créez rapidement un produit avec un minimum de fonctionnalités pour tester votre marché et faites évoluer votre produit en fonction de votre roadmap mais surtout des retours des utilisateurs et des usages qu’ils ont de votre produit.

Travaillez votre service pour que l’expérience client soit optimale dès les premiers pas.

Pensez aux utilisateurs qui découvrent votre outil pour la première fois et au message que vous souhaitez leur faire passer. La prise en main doit être simple et intuitive, si possible accompagnée par un tutoriel ou une aide.

Concevez votre produit pour que vos utilisateurs en soient satisfaits dès leur première utilisation.

Incitez également vos utilisateurs à partager leur expérience et leur satisfaction de votre produit. Un utilisateur satisfait sera votre meilleur ambassadeur.

2- Think out of the box

Le growth Hacking est avant tout un état d’esprit. C’est une façon de détourner l’usage premier de certaines choses, généralement techniques (site web, API…).

En premier lieu, vous devez savoir ou chercher pour trouver votre cible. Vos utilisateurs potentiels sont certainement utilisateurs d’un autre service dont le positionnement est proche du votre et que vous pouvez cibler.

Evidement, vous devez faire preuve de créativité et d’ouverture d’esprit. Vous devez suffisamment connaître les outils à votre disposition pour connaître leur potentiel et trouver des usages inédits.

Vous devez tester et avoir le courage de faire des erreurs. Le Growth Hacking consiste souvent à essayer de nouvelles méthodes; il vous est impossible d’avoir l’assurance qu’une action fonctionnera parfaitement ou aura l’impact souhaité. Par contre, il est de votre responsabilité d’apprendre de vos échecs et d’améliorer en continu vos actions.

Testez, apprenez et recommencez.

3- Donnez pour recevoir

Offrir est toujours un bon moyen de créer de la satisfaction chez un utilisateur. Mais même pour donner, il y a quelques règles à suivre.

Une réduction commerciale n’est pas un cadeau. Offrir c’est donner sans attendre en retour. Donnez pour créer de la satisfaction chez votre utilisateur et créer un lien émotionnel avec votre marque.

Concevez vos offres pour avoir cette opportunité d’offrir à vos utilisateurs pour les rendre plus captifs sans pour autant tuer votre business model. Pensez par exemple à faire évoluer vos fonctionnalités en fonction des offres.

Offrez également pour inciter vos utilisateurs à devenir vos premiers testeurs et récupérer de la connaissance sur l’usage que vos utilisateurs font de votre produit.

Placez vos utilisateurs dans une posture ou ils peuvent être autonomes pour tester votre produit, en découvrir les subtilités et le rendre indispensable à leur activité.

Si vous avez déjà donné sans contrepartie, vos utilisateurs seront plus enclin à vous donner à leur tour.

Enclenchez vous-même un cercle vertueux.

4- Développez vos compétences

Le Growth Hacking est par définition en perpétuelle évolution. Vous devez non seulement faire preuve de créativité mais être en mesure de développer les outils techniques pour vous permettent de la mettre en oeuvre.

Sans pour autant devenir ingénieur ou développeur, un Growth Hacker doit avoir des notions techniques qui lui permettent de comprendre et de réaliser des scripts simples.

L’apprentissage du code est relativement simple et peut se faire en toute autonomie et gratuitement sur Internet, à votre rythme. Ces nouvelles formes d’apprentissage sont simples car elles sont 100% pratiques. Vous n’avez pas de phase théorique ennuyeuse. Vous apprendrez en réalisant des petites taches de plus en plus complexes.

Cette nécessité de vous rendre techniquement autonome est liée au besoin d’aller vite, de tester, d’apprendre et de corriger.

Une campagne de Growth Hacking à succès est une campagne qui vend, pas une campagne qui recrute.

5- Analysez, analysez, analysez

L’analyse est un élément essentiel du Growth Hacking. Ce n’est pas qu’une question de suivi des metrics mais également une question d’apprentissage.

Quelles que soient les actions que vous mettez en place, l’analyse du comportement de vos utilisateurs vous permettra de mieux comprendre leurs attentes et leur comportement.

Chacune de vos actions doit pouvoir être suivie et analysée. Le Growth Hacking est avant tout une question de croissance et la croissance est une donnée factuelle et chiffrée par des KPIs définis en amont de toute action.

L’analyse doit vous permettre d’ajuster vos actions autour des 5 metrics du Growth Hacking : AARRR.

  • Acquisition : les sources d’acquisition de trafic.
  • Activation : ce qui déclenche et bloque l’activation de votre service.
  • Retention : les utilisateurs acquis continuent-ils à utiliser votre service ? Qu’est ce qui déclenche une hausse ou une baisse de leur utilisation?
  • Revenue : transformez-vous ces utilisateurs en clients.
  • Referral : vos utilisateurs deviennent-ils vos ambassadeurs? Recrutez-vous de nouveaux utilisateurs grâce à eux?